Il était une fois...

Mardi 29 janvier 2008

Derrière le théâtre, dans le quartier de la rue des Etuves (réputé à l’époque comme malfamé), se situaient les bains publics, où l’on venait déjà se baigner au Moyen-Age.

Bains de vapeur, bains sulfureux, aromatiques ou alcalins, bains d’hiver, cet établissement proposait des « bains de toute sorte ».

En témoigne encore la façade, au numéro 6 de la rue Richelieu, admirablement conservée.


JANVIER-2008-129.jpg

 

De l'autre côté de la cour, au milieu de la rue des Etuves, la chapelle des Pénitents Bleus, témoignage de l'implantation précoce du style néogothique, construite entre  1844 et 1846 par l'architecte Lazard, où l’on peut admirer un Christ gigantesque, sculpté par un prêtre dans du marbre blanc de Carrare…

 

 

En bas de cette rue, lorsque j’étais petite, se trouvait un magasin bazar appelé « Nicoroi ».
Ma tante nous y achetait des  collants en laine qui grattent, des pulls à col roulé en « Crylor », qui faisaient des étincelles lorsqu’on les enlevait…

Par Korat
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Vendredi 4 janvier 2008

Face au théâtre, la Fontaine représentant les filles de Zeus et de la nymphe Eurynomé : Euphrosyne (la joie de l’âme), Aglaé (la brillante) et Thalie (la verdoyante), communément appelées « Trois Grâces ».

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Créée dans un atelier de la rue des Etuves, c’est l’œuvre d’un sculpteur marseillais, Étienne d'Antoine. Commandée en 1773 par la ville, elle fut terminée en 1776.

Initialement prévue pour la place de la Canourgue, elle fut entreposée à l’Hôtel de Ville de nombreuses années, plus exactement jusqu’en 1797, où elle fut placée à 27 mètres du théâtre.

En 1895 elle fut déplacée vers le centre de la place. Elle gagna aussi 1 m de hauteur et une vasque due au sculpteur Auguste Baussan.

Les ménagères du quartier venaient remplir leurs cruches aux bornes qui l’entouraient… Cependant un garde interdisait l’accès à la vasque centrale, réservée à l’alimentation des hôtels particuliers.

La statue d’origine est aujourd’hui conservée dans le hall d'accueil de l'Opéra, celle que nous voyons aujourd'hui est une copie en pierre de résine.

 

Par Korat
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Dimanche 9 décembre 2007
En 1755, un premier théâtre est construit sur la place de la Comédie.

Trente ans plus tard, il sera détruit par un incendie. theatre-1900.jpg  Reconstruit à l'identique en 1788, il brûlera à nouveau le 6 Avril 1881, après une représentation d’Hamlet. 


Un théâtre provisoire en bois est alors édifié en 59 jours sur le Champ de Mars, lequel brûlera à son tour tout juste 8 ans après, le 6 Avril 1889…

Par Korat
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Vendredi 7 décembre 2007

Lorsqu’il succède à son père en 1172, Guilhèm VIII, tout juste âgé de 15 ans, est l’un des plus puissants seigneurs du Languedoc. Grâce à une position stratégique du point de vue commercial, les seigneurs de Montpellier ont pu acquérir les divers châteaux des environs et leur autorité s’étend sur presque tout l’actuel département de l’Hérault.

 

Le règne de Guilhèm dura 30 ans et fut marqué par trois évènements importants.

 

Le premier fut son mariage avec la fille de l’empereur de Byzance, Eudoxie Comnène, dans des circonstances inattendues : la jeune fille débarque au port de Lattes (eh oui !) afin d’épouser le roi d’Aragon. Malheureusement celui-ci ne l’a pas attendue (le goujat)

 Les conseillers de Guilhèm suggèrent alors aux émissaires byzantins accompagnant la demoiselle de lui faire épouser leur maître. Ils se laissent convaincre, à condition que l’enfant qui naîtra, fille ou garçon, hérite de la seigneurie. Cette promesse faite, le mariage fut célébré.

L’unique enfant du couple, Marie, naît 10 ans plus tard.

Peu de temps après, Guilhèm répudie Eudoxie, l’envoie à l’abbaye d’Aniane, et épouse Agnès de Castille pour qui il éprouve une vive passion, et qui lui donnera 8 enfants. 

 

Le deuxième évènement important fut la création de la Baylie.

En 1103, pour payer les frais occasionnés par son départ en croisade, son ancêtre Guilhèm V avait du confier la justice à la riche famille Aymoin, qui se transmettait la charge de façon héréditaire.

Guilhèm parvint à racheter tous les droits et ainsi devint l’unique exécuteur de la Justice à Montpellier. C’est la naissance de l’emploi de bayle, sorte de juge, qu’il a sous ses ordres.


Mais l'évènement qui aura le plus d'impact fut sans doute un acte daté de Janvier 1180, affirmation de la liberté d’enseigner la médecine à Montpellier. L’église n’ayant pas encore mis son emprise sur l’enseignement médical, cet acte permet de développer une science naissante.

La faculté de médecine attire alors de nombreux médecins étrangers, principalement italiens, et favorise la venue d’étudiants.



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A la fin de sa vie, Guilhèm VIII doit régler sa succession. Il va tenter à plusieurs reprises de convaincre le Pape de légitimer les enfants qu’il a eus de sa deuxième épouse, mais la Papauté refuse obstinément.

 

Guilhèm VIII meurt le 4 Novembre 1202 à l’âge de 45 ans. Il est inhumé au monastère de Grandsèlve.

Il lègue la seigneurie de Montpellier à son fils aîné, reléguant Marie au septième rang de la succession, après les six fils qu'il a eus d’Agnès de Castille. Cependant, la jeune fille réussira à récupérer son héritage….

 

Mais ceci est une autre histoire…

Par Korat
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